Si tu n’aimes pas où tu es, bouges ! Tu n’es pas un arbre …

Aujourd’hui, un tout premier article concernant ma reconversion professionnelle, ce changement important que j’ai décidé d’opérer dans ma vie ! Vous me suivez ? 😉 

Eté 2017 - Grau d'Agde

Etape 1 : L’observation 

je veux changer de voie

Ces mots, ça fait plus d’un an qu’ils résonnent en moi. 

Quand j’ai commencé à me rendre compte que ce que je faisais au quotidien, me faisait du mal plus que ça ne me rendait heureuse et épanouie, j’ai eu un gros déclic. C’était il y a un an environ, à peu près au début de l’automne. J’ai commencé à me poser énormément de questions, sur ma vie, mon quotidien, je n’allais pas si bien que je ne le laissais paraître. Je commençais à me lasser, à ne plus avoir envie d’aller travailler, à ne plus y trouver d’interêt en fait. Et là je parle d’interêt au sens d’épanouissement personnel

Aimer l’architecture, c’est une chose et ça ne me quittera jamais. Quand je me balade dans les rues d’une ville, d’un village, mon regard se pose avec toujours autant d’amour et d’admiration sur les détails des bâtiments, des constructions. Ces détails qui racontent une histoire, un vécu, qui nous emportent dans d’autres époques passées ou nous projettent dans le futur. Ceux là même qui émoustillent mon imagination, piquent ma curiosité, me donnent envie d’en découvrir plus et de parler avec les gens.

J’ai adoré mes études d’architecture. Elles m’ont apporté des connaissances, une ouverture d’esprit, m’ont appris à observer, à réfléchir, à être curieuse, à lever les yeux, à voir plus loin. Elles m’ont fait grandir, évoluer, à prendre confiance en moi et j’ai pu (et je continue) me construire une base solide grâce à ça. 

Aimer le monde du bâtiment, en revanche, c’est a.u.t.r.e. c.h.o.s.e. Et c’est quelque chose que je n’arrive plus à faire.

Au début, j’ai surtout travaillé derrière un ordinateur, en conception. J’aimais ça, je ne vais pas mentir. Mais je me suis vite lassée, car rester derrière un ordinateur 10h/jour, ce n’est pas pour moi. J’ai besoin de bouger, de voir les gens, d’échanger. J’ai donc décidé par la suite de faire du suivi de chantier. J’ai aimé ça, aussi. J’ai appris énormément de choses très intéressantes, plus techniques, sur la construction. Je suis allée sur le terrain. J’ai appris comment penser un bâtiment, comment il fonctionne, s’érige, du plan jusqu’à la remise des clés. J’ai appris à mener un chantier, à travailler avec des clients d’un côté, et des entreprises de l’autre, afin que des projets aboutissent.  Être architecte, maître d’oeuvre, sur un chantier, c’est être chef d’orchestre. Dit comme ça, ça donne envie hein 😀 ? C’est savoir diriger, donner les ordres, s’assurer que l’ouvrage corresponde aux attentes, à un cahier des charges bien établi. C’est faire face aux exigences: esthétiques, fonctionnelles, budgétaires. C‘est un beau & chouette métier. Et en aucun cas, je ne regrette de l’avoir expérimenté. Ce métier m’a fait grandir. 

Mais le milieu de la construction, quoiqu’on puisse en dire, c’est aussi un monde qui reste tout de même assez ingrat et, oui, encore très trop masculin la plupart du temps. Assez politisé, aussi, évidemment, puisque faisant partie des enjeux économiques d’un pays. Et quand on est une jeune femme de 26/27 ans qui débarque sur le terrain pour donner des directives, ça ne se passe pas toujours comme on l’imaginais.  Certains diront « mais non, c’est faux, il faut juste s’endurcir ». C’est vrai. Mais parfois on peut se battre comme une lionne et ne rien réussir à en tirer. Ou en tous cas, rien de bon. Et ça, c’est frustration garantie. Et cette frustration, s’est petit à petit installée chez moi, tous les jours. Car pour y arriver, il faut savoir tenir un rôle. Et ce rôle, m’a demandé de fournir beaucoup trop d’énergie, pour essayer d’être quelqu’un d’autre, qui ne me ressemble pas, et qui est même contraire à ce que je suis. Un rôle qui m’a demandé de me battre contre une nature qui n’est pas la mienne. Une vraie dualité, tous.les.jours.

Et, ne pas être en accord, avec les idées et les paroles que l’on véhicule au quotidien, ce n’est pas viable. 

Etape 2: La prise de conscience 

Quand on ramène (trop) le travail chez soi, les mauvaises ondes, à la maison. Quand la porte du bureau  reste entre ouverte même dans la vie privée, ce n’est pas bon. Quand on ne dort plus à cause du stress, des angoisses, des doutes, ce n’est pas bon. Quand on se remet continuellement en question, qu’on passe plus de temps à se plaindre et à être triste qu’à être épanouie, qu’on ne se sent pas entier, et fier de ce que l’on accompli chaque jour, ce n’est pas bon

Elle est , la prise de conscience. Quand on sent au fond de soi que quelque chose cloche, c’est que quelque chose cloche. Point.

Tout cela prend du temps. Et puis ensuite, on accepte... 

 

Avez vous expérimenté un changement de direction dans votre vie professionnelle ? Comment avez vous géré ça ?

 

Marine

Retrouvez l’article #2 sur l’acceptation et la prise de décision juste ici 😀

Photo de mise en avant par Benjamin Rascoe (site: Unsplash)